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Interview RCF Allier
28 mars 2022

 

 

 

 

 

 

 

Vers l'article Ouest-France

QUIMPERLE

Publié le
 

Quimperlé. Le très grand succès du film
Les Sillons de la liberté à La Bobine

 

Les sillons de la liberté, le film de René Duranton sur Jean-Bernard Huon, dernier paysan breton installé à Riec-sur-Bélon, a attiré la foule samedi 8 février au cinéma La Bobine de Quimperlé.

Jean-Bernard Huon et René Duranton

Jean-Bernard Huon (à gauche), aux côtés du réalisateur René Duranton, avec une parole maîtrisée et une grande lucidité a porté un regard philosophe sur sa vie.

Samedi après-midi, le public faisait encore la queue, tandis que les 242 places de la salle étaient déjà occupées. Romain Vattant, le directeur du cinéma, s’est excusé auprès de la cinquantaine de personnes auxquelles il a dû refuser l’entrée.
Symptôme d’une époque qui remet en question ses valeurs, nostalgie de temps anciens idéalisés, recherche d’autonomie dans nos existences ou besoin de se reconnecter au flux de la nature pourraient expliquer l’intérêt porté au mode de vie ancestral de Jean-Bernard Huon.

« Merci à Jean-Bernard »

Le paysan, toujours occupé dans sa ferme de Penprat, à Riec-sur-Belon, était très attendu à l’issue de la projection pour répondre aux nombreuses interrogations qu’il suscite.

Ce quatrième documentaire sur le monde rural et les métiers d’autrefois réalisé par René Duranton a déjà fait 52 000 entrées. Filmées au cours des quatre saisons, comme les livres d’heures antiques, sans voix off ni texte, les séquences sont livrées brutes, sans interprétation.

On n’entend que les paroles de ceux qui travaillent, les bruits des mécaniques anciennes, les ordres donnés aux attelages de chevaux, le chant de la campagne et de la mer, la musique des festou-noz ou le silence de la fatigue.

« Merci à Jean-Bernard. Grâce à lui on sait comment vivaient les Bretons en 1920, ils ne sont pas tombés dans l’oubli. Penprat est un conservatoire des machines, des gestes et des bêtes, mais aussi un conservatoire de langue, parce qu’il n’a jamais cessé de parler breton. Il y a toute une vie autour de lui, une richesse fabuleuse sur laquelle il faut tous être vigilants », affirme Fanny Chauffin.

« Il faut dire qu’aujourd’hui, en travaillant comme ça de 7 h le matin à 9 h le soir, 7 jours sur 7, avec 15 ha, à deux, ils rentrent environ 500 € par mois », précise René Duranton, pour retoucher le côté paradisiaque de la carte postale.

Prêt à donner sa ferme

Même s’il perçoit désormais une petite retraite agricole, Jean-Bernard reconnaît qu’il était plus riche, quand il travaillait uniquement avec des animaux, « parce que maintenant, quand le tracteur tombe en panne, attention ! On est obligés de suivre un peu le progrès pour que le travail continue, et puis on prend de l’âge ! À 75 ans, il faut penser à la transmission de la ferme. Je suis prêt. Je transmettrai à celui qui veut reprendre. Je ferai une donation gratuite. Si un jeune peut reprendre, je lui donne ma ferme sans problème à condition qu’il en fasse bon usage et qu’il ne vende pas ce qu’il aura eu gratuitement. »

Une femme demande des nouvelles de Laurence, la compagne de Jean-Bernard, qui, du lever du jour au coucher du soleil, s’active comme un deuxième homme. « C’est une personne un peu sauvage. J’ai eu du mal à la convaincre de faire la fête des motards au début », répond Jean-Bernard, en riant.

« J’ai attendu huit mois pour la faire parler dans le film, il n’y a eu qu’une prise, elle a parlé trois minutes, elle s’est levée, elle est partie », ajoute le réalisateur.

À quelqu’un qui lui dit qu’il termine toutes ses phrases par des éclats de rire, Jean-Bernard Huon répond
« on m’a dit que derrière le rire il y a de l’angoisse ».

 

 

 

 

 

Le Populaire du Centre
 

SAINT-YRIEX-LA-PERCHE

Publié le 04/01/2020

Nouvelle rencontre avec le documentariste
René Duranton au cinéma Arévi

 

Illustration article de presse

 Michel Boudon travaillait avec ses bœufs et du matériel d’un autre temps. © Droits réservés

 
 
Lundi 6 janvier, le cinéma Arévi propose une ciné-rencontre avec le réalisateur de documentaire René Duranton, après les projections de son film Toi ! L’Auvergnat… dernier paysan ! , qui sera diffusé à 15 heures et à 20 h 30.
 

L'an dernier à la même époque, le réalisateur René Duranton était déjà venu dans la cité arédienne à l'occasion de la projection d'un autre de ses films documentaires, Femme paysanne. Lundi 6 janvier, une nouvelle rencontre, autour cette fois du documentaire Toi ! L'Auvergnat… dernier paysan !, est programmée avec René Duranton à l'issue des deux projections.

 

Le documentaire proposé lundi fait partie d'une série. Toi ! L'Auvergnat… Dernier Paysan ! est le deuxième de cette série consacrée au monde rural et aux métiers d'autrefois, réalisé par René Duranton. Les autres documentaires sont Les métiers d'autrefois, Femme paysanne et Les Sillons de la liberté (Dernier paysan breton). Le premier, Les métiers d'autrefois, présente quatre vieux métiers : le charron, le maréchal-ferrant, le débarder avec ses bœufs et la batteuse. Les trois autres présentent une « figure », un personnage bien connu dans sa région, pour être le dernier à travailler à l'ancienne. Pendant un an, le réalisateur a suivi et filmé Michel Boudon, petit-fils et fils de paysans, alors âgé de 48 ans, « dernier paysan français à travailler ses 27 hectares comme au siècle dernier ». Au final, un documentaire d'une heure et demie a été réalisé, présentant les différents travaux de la ferme au gré des saisons, mais également, l'homme Michel Boudon, son enfance, ses passions, sa vie au sein de sa commune.

René Duranton montre qu'un « un homme, un seul, a résisté au modernisme et au confort. Il travaille toujours avec ses bœufs ». Il explique, « en fonction des saisons, les travaux sont différents : des soins du bétail et de la volaille, aux travaux des champs, labours, semailles, foins, moissons, battre le grain avec la trépigneuse en passant par l'alambic, conduire les noix au moulin pour en extraire l'huile, le ferrage des bœufs, l'estive à Allanche, etc. ». Dans ce long-métrage, René Duranton dévoile l'intimité de Michel Bouton en lui donnant la parole. Ce dernier lui a raconté son enfance dans son Auvergne natale, son célibat, sa passion pour les horloges, mais aussi comment il est devenu « guérisseur ». Le paysan s'est confié sans retenue au réalisateur en lui révélant même sa dernière volonté « écrite chez le notaire », un dernier hommage que devront lui rendre ses amis et collègues pompiers.


Pratique.
Tarif : 6,90 ; réduit 5,80 ; moins de 14 ans, 4,50 . Voir cartes d'abonnements. Renseignements : cinéma Arévi, avenue du Docteur-Lemoyne à Saint-Yrieix-la-Perche. Tél. 05.55.08.14.20. Pour en savoir plus sur René Duranton et ses documentaires : http:\\www.reneduranton.fr\page – auvergnat – resume.html