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LES ECHOS

 

 

Vers le site RCF

Magazine littéraire
lundi 18 mars 2019 à 11h30
Durée émission : 15 min

René DURANTON pour ses films
sur la mémoire paysanne

Présentée par Michel CORDEBOEUF
 

Illustration film de René DURANTON

Le magazine littéraire ouvre son micro à René Duranton auteur d'une dizaine de films sur la mémoire paysanne.
Il nous parle avec passion de ses œuvres et de ce qui l'a conduit à tourner ces précieux témoignages produits par la Société Bourbonnaise Production, installée à Moulins : Femme paysanne, Les sillons de la Liberté, Les sabots à bascule....
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Vers l'article Le petit journal

RODEZ
 

Publié le 26 août 2019.
 

La vie d’autrefois autour du dernier paysan breton

« Les Sillons de la Liberté » avec le Centre culturel occitan du Rouergue

Illustration Les sillons de la liberté

Dans le respect de la terre et des traditions bretonnes, la caméra de René Duranton a fait un bond en arrière de plus de cinquante ans.

Vendredi 13 septembre, à 20h, salle Le Club, avenue Taraire, à Rodez, le Centre culturel occitan du Rouergue (CCOR) invite le tout public à la projection d’un long et beau film qui s’inscrit dans la thématique des métiers d’autrefois et des documents inédits du monde rural.

Après l’immense succès de Toi, l’Auvergnat, dernier paysan (2000) et de Femme paysanne (2003), René Duranton signe avec Les Sillons de la Liberté son troisième et dernier documentaire qui remporte un immense succès populaire partout où il est diffusé.

René Duranton a saisi toute l’authenticité de personnages qui ont trouvé le bonheur après avoir fait le choix courageux de vivre et de travailler à l’ancienne.

Pour cela, il a rencontré Jean-Bernard Huon, 62 ans, de la ferme Penprat, en Bretagne. Pendant une année, il a filmé ce dernier paysan breton, fier d’être resté un paysan d’autrefois qui fait du bio avec ses trois chevaux.

« Ce n’est pas parce que le voisin a un tracteur de 150 cv que je me dois d’en posséder un. Je veux être libre, c’est pourquoi je veux que le film s’appelle ‘Les Sillons de la Liberté’. »

« J’avais 15 ans lorsque mon père est décédé. J’ai été obligé de quitter l’école.

15 ha à 15 ans, ça fait beaucoup pour un jeune, mais encore aujourd’hui, je ne le regrette pas.

J’ai ma ferme, ma copine Laurence, mes chevaux. Si c’était à refaire, je le referais. »

Intéressé par la traction animale des années cinquante, René Duranton présente un docu ethnologique de haut niveau concernant la vie de ces hommes et de ces femmes qui ont vécu pendant des siècles les joies et les servitudes de la vie paysanne.

Troisième et dernier volet de plus de deux heures d’une trilogie documentaire qui exalte les valeurs du monde rural, Les Sillons de la Liberté est porté par une chanson originale de Paco Alejo, interprétée par Guylène Laur.

Une approche empreinte d’humanité.

 

 

 

Vers l'article Ouest-France

QUIMPERLE

Publié le
 

Quimperlé. Le très grand succès du film
Les Sillons de la liberté à La Bobine

 

Les sillons de la liberté, le film de René Duranton sur Jean-Bernard Huon, dernier paysan breton installé à Riec-sur-Bélon, a attiré la foule samedi 8 février au cinéma La Bobine de Quimperlé.

Jean-Bernard Huon et René Duranton

Jean-Bernard Huon (à gauche), aux côtés du réalisateur René Duranton, avec une parole maîtrisée et une grande lucidité a porté un regard philosophe sur sa vie.

Samedi après-midi, le public faisait encore la queue, tandis que les 242 places de la salle étaient déjà occupées. Romain Vattant, le directeur du cinéma, s’est excusé auprès de la cinquantaine de personnes auxquelles il a dû refuser l’entrée.
Symptôme d’une époque qui remet en question ses valeurs, nostalgie de temps anciens idéalisés, recherche d’autonomie dans nos existences ou besoin de se reconnecter au flux de la nature pourraient expliquer l’intérêt porté au mode de vie ancestral de Jean-Bernard Huon.

« Merci à Jean-Bernard »

Le paysan, toujours occupé dans sa ferme de Penprat, à Riec-sur-Belon, était très attendu à l’issue de la projection pour répondre aux nombreuses interrogations qu’il suscite.

Ce quatrième documentaire sur le monde rural et les métiers d’autrefois réalisé par René Duranton a déjà fait 52 000 entrées. Filmées au cours des quatre saisons, comme les livres d’heures antiques, sans voix off ni texte, les séquences sont livrées brutes, sans interprétation.

On n’entend que les paroles de ceux qui travaillent, les bruits des mécaniques anciennes, les ordres donnés aux attelages de chevaux, le chant de la campagne et de la mer, la musique des festou-noz ou le silence de la fatigue.

« Merci à Jean-Bernard. Grâce à lui on sait comment vivaient les Bretons en 1920, ils ne sont pas tombés dans l’oubli. Penprat est un conservatoire des machines, des gestes et des bêtes, mais aussi un conservatoire de langue, parce qu’il n’a jamais cessé de parler breton. Il y a toute une vie autour de lui, une richesse fabuleuse sur laquelle il faut tous être vigilants », affirme Fanny Chauffin.

« Il faut dire qu’aujourd’hui, en travaillant comme ça de 7 h le matin à 9 h le soir, 7 jours sur 7, avec 15 ha, à deux, ils rentrent environ 500 € par mois », précise René Duranton, pour retoucher le côté paradisiaque de la carte postale.

Prêt à donner sa ferme

Même s’il perçoit désormais une petite retraite agricole, Jean-Bernard reconnaît qu’il était plus riche, quand il travaillait uniquement avec des animaux, « parce que maintenant, quand le tracteur tombe en panne, attention ! On est obligés de suivre un peu le progrès pour que le travail continue, et puis on prend de l’âge ! À 75 ans, il faut penser à la transmission de la ferme. Je suis prêt. Je transmettrai à celui qui veut reprendre. Je ferai une donation gratuite. Si un jeune peut reprendre, je lui donne ma ferme sans problème à condition qu’il en fasse bon usage et qu’il ne vende pas ce qu’il aura eu gratuitement. »

Une femme demande des nouvelles de Laurence, la compagne de Jean-Bernard, qui, du lever du jour au coucher du soleil, s’active comme un deuxième homme. « C’est une personne un peu sauvage. J’ai eu du mal à la convaincre de faire la fête des motards au début », répond Jean-Bernard, en riant.

« J’ai attendu huit mois pour la faire parler dans le film, il n’y a eu qu’une prise, elle a parlé trois minutes, elle s’est levée, elle est partie », ajoute le réalisateur.

À quelqu’un qui lui dit qu’il termine toutes ses phrases par des éclats de rire, Jean-Bernard Huon répond
« on m’a dit que derrière le rire il y a de l’angoisse ».